Article Citation: Utah Nduka David et Ezenwa, Prisca Colette Nkechi (2020). Difficultés d’accomplir la Politique de la Langue Française aux Ecoles Econdaires Nigérianes. DEGEL: The Journal of the Faculty of Arts and Islamic Studies, Vol. 18, No. 2. ISSN 0794-9316
DIFFICULTES D’ACCOMPLIR LA
POLITIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE AUX ECOLES ECONDAIRES NIGERIANES
By
Utah Nduka David et Ezenwa,
Prisca Colette Nkechi
Resumé
Cet article traite les difficultés
d’accomplir la politique de la langue française aux écoles secondaires
nigérianes. C’est vu que les écoliers n’arrivent pas à s’exprimer en langue
française malgré l’effort qui a été mis en place par les professeurs et gouvernements
pour institutionaliser cette langue au pays. C’est ainsi parce que la politique
de la langue française n’est pas pratiquée car partout dans la Fédération, il y
a un déclin dans l’inscription du français parmi les élèves pour l’examens de
Senior Secondary School Certificate. Dans cette étude, il s’agit d’identifier
les causes de ce déclin ainsi de proposer des solutions adéquates pour les
résoudre. Parmi les facteurs causant les difficultés, on retient le manque de
professeurs qualifiés, peu de motivation des élèves, le manque de motivation
chez les professeurs, le manque de matériels didactiques, les difficultés du
cursus et l’usage de méthode grammaticale par les professeurs en classe.
L’étude a recommandé parmi autres choses que professeurs du français aux écoles
secondaires emploient la méthode communicative pour enseigner le français aux
élèves car la méthode est recommandée par le gouvernement. En outre, la méthode
aidera les élèves à parler le français.
Introduction
La politique Nationale de l’Education de
Federal Republic of Nigeria (2004) a aperçu l’importance du français au Nigéria
comme une matière indispensable. Cette politique explique que « French shall be the second official language in
Nigeria, it shall be compulsory in schools… » (p. 9). Le français sera la
deuxième langue officielle du Nigéria et il sera obligatoire aux écoles
primaire et secondaire. Quelle bonne nouvelle ! Cette phrase définit la
politique de la langue française au Nigéria et dirige l’étude du français dans
ce pays anglophone. Simiri (2007) explique que le but d’apprentissage du
français dans les écoles nigérianes vise à enseigner le savoir communiquer en
français aux étudiants. C’est-à-dire, comment manipuler la langue française
dans les contextes divers de communication pour exprimer les idées, les
sentiments et les opinions.
Pour accomplir cela, plusieurs politiques
divisées en trois périodes ; une période de grand succès – 1960/65-1975, une
période de déclin -1980-1998 et enfin une période de succès 1999 -2003 ont été
mises en place. A l’heure actuelle, on voit que le français n’est pas bien
appris aux écoles secondaires au Nigeria car la plupart des étudiants
n’arrivent pas à communiquer couramment en français après leurs formations. On
vote aussi que beaucoup d’écoliers ne s’intéressent plus au français après les
examens de Junior Secondary School. Cela manifeste également dans les aptitudes
(la compréhension orale, l’expression orale, la compréhension écrite,
l’expression écrite) des apprenants. Donc, le français n’est pas bien appris
aux écoles secondaires nigérianes parce que la communication qui est l’objectif
d’apprentissage n’est pas encore réalisée.
Alors, le but de ce projet est d’identifier
les difficultés d’accomplir les objectifs de la politique de la langue
française au Nigéria. Autrement dit, ce travail va discuter les difficultés qui
empêchent l’étude efficace du français aux écoles nigérianes. L’identification
de ces difficultés est visée à l’amélioration de l’étude du Français au Nigéria
par les recommandations au bout du travail.
La Politique de la Langue Française au
Nigeria
L’étude du français a commencé dans les
écoles nigérianes avant l’Independence du pays en 1960. Le pays, ayant aperçu
le rôle important que la langue française pourrait jouer dans son
développement, l’a adopté comme matière à étudier à l’école secondaire. Les
avantages d’étudier le français au Nigéria sont très clairs. Comme noté par
Simire (2004), au Nigéria et à la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, le
français pourrait assurer l’accès facile des produits nigérians au monde
francophone, le tourisme et l’ouverture professionnelle. Pour elle, le français
est une langue de plus au Nigéria, avec beaucoup d’autres avantages.
National Policy on Education (1998 : 9) reconnait
l’importance de la langue française au Nigéria qui inclut l’interaction
sociale, la cohésion nationale et la persévération des cultures autochtones. La
politique ajoute : « for smooth interaction with our neighbours, it is
desirable for every Nigerian to speak French » (pour une interaction
mutuelle avec les pays voisins au Nigéria, il est désirable pour chaque
Nigérian de parler le français). Cette phrase donne la raison de base d’inclure
le français comme l’une des matières aux écoles nigérianes. Autrement dit, le
français est inclus dans le programme éducatif au Nigéria pour réaliser la
communication avec les autres Africains des pays francophones qui entourent le
Nigéria. La phrase spécifie l’objectif primaire de la politique de la langue
française au Nigéria, un pays anglophone.
Les stipulations de la politique de la langue
française au Nigéria peuvent être résumées dans les principes suivants :
1. Le français est la deuxième langue officielle
au Nigéria.
2. Le français est obligatoire à l’école
primaire
3. Le français est obligatoire à l’école
secondaire de base (junior secondary school).
4. Le français est facultatif à l’école
secondaire supérieure.
5. Le français est étudié comme langue étrangère
La politique de la langue française est
importante car elle assure une étude efficace du français au Nigéria. L’étude
du français est nécessaire pour acquérir les bénéfices de la connaissance du
français sur le développement du Nigéria et, en fait, la Région de l’Afrique de
l’Ouest. Carasso (2004 :2) prévoit : « the future of West Africa leans
towards stronger regional integration which will necessitate French-English
bilingualism, especially for the elite” l’avenir de l’Afrique de
l’Ouest se penche vers une intégration régionale plus forte qui nécessitera un
bilinguisme français-anglais surtout pour l’élite. Cette déclaration souligne
l’importance du français chez les Nigérians, pour pouvoir satisfaire les
conditions nécessaires pour cette situation de bilinguisme qui se développe
dans la Région de l’Afrique de l’Ouest. L’une de ces conditions c’est
l’habileté de parler le français et communiquer avec ceux qui parlent cette
langue.
Pour réaliser ce but de communication,
la Federal Ministry of Education (2012) a publié le
curriculum, cursus pour l’étude du français à l’école secondaire subalterne.
Elle note que le curriculum est pour « … une meilleure acquisition de
compétences permettant aux apprenants d’utiliser véritablement la langue
française comme outil des communications dès la fin du niveau « Junior
Secondary » (p. viii). Les compétences incluent les aptitudes de communication
« la compréhension orale, l’expression orale, la compréhension écrite et
l’expression écrite » (p. viii).
Malgré l’importance du français, on n’arrive
pas à réaliser le but primaire de la politique de la langue. On constate qu’au
bout de l’étude du français dans les écoles secondaires (les deux niveaux
subalterne et supérieur), les élèves ne peuvent pas s’exprimer en français.
Cela se manifeste également dans les aptitudes (la compréhension orale,
l’expression orale, la compréhension écrite, l’expression écrite) manifestées
par ces étudiants à la fin de leurs séjours aux écoles secondaires. On continue
à se demander « pourquoi » existe-elle une telle situation ?
La réponse à la question ci-dessus ne se
trouve pas trop loin ; il y a des difficultés à surmonter ! Le but de cette
présentation est de discuter les difficultés qui empêchent la réalisation des
objectifs de la politique de la langue française au Nigéria. C'est-à-dire
discuter les difficultés qui empêchent une étude efficace du français aux
écoles nigérianes.
Difficultes D’accomplir la Politique de la
Langue Française
On a déjà remarqué qu’il y a une différence
entre les stipulations de la politique de la langue française au Nigéria et sa
mise en pratique dans les écoles. Pour la discussion des difficultés qui
empêchent la pratique de la politique, on mettra accent sur les difficultés
suivantes : les difficultés qui proviennent des professeurs et des élèves, le
manque de matériels didactiques adéquats et le milieu sociolinguistique
nigérian. Aussi, les difficultés qui viennent du programme d’enseignement et
les difficultés financières seront analysées. Après une discussion des
implications éducatives de ces difficultés, on avancera des recommandations et
solutions possibles pour surmonter ces défis.
Les Professeurs de Français
Le rôle du professeur est très important dans
la réalisation des objectifs d’un programme scolaire. Mkpa (2005) constate
qu’après la formulation d’un programme par une agence de gouvernement,
l’implémentation revient au professeur. C’est à lui de transmettre la
connaissance aux élèves en employant toutes les techniques à sa disposition.
Pour aller un peu plus loin dans cette discussion des facteurs ou bien des
difficultés autour de professeur du français, on mettra attention sur la
qualité de professeur, le nombre, l’encouragement, l’attitude et la méthode
qu’emploient les professeurs pour enseigner le français.
La qualité de professeur réfère à la
compétence que possède un professeur, assurée par la formation du professeur.
Il s’agit de la formation initiale aux universités et aux écoles supérieures
ainsi que la formation continue par des conférences, séminaires, ateliers sur
l’enseignement du français. Selon le Cadre Européen Commun de Référence Pour
les Langues (2006), la compétence est jugée dans quatre (4) catégories d’après
les théoriciens de l’approche communicative, à savoir : la compréhension de
l’oral, la compréhension des écrits, la production orale et enfin la production
écrite. Alabi (2009) ajoute qu’un enseignant doit savoir comment avoir de bons
rapports avec ses élèves, gérer ses cours, corriger les apprenants errants
ainsi que combiner les méthodes diverses de l’enseignement pour bien
transmettre ses connaissances aux apprenants.
On constate qu’à l’école secondaire, les
professeurs du français possèdent des diplômes nécessaires mais le problème se
trouve autour de leurs compétences nécessaires. Les diplomes ne suffissent pas
pour assure les compétences. Il faut aux enseignants de se fournir d’occasions
pour la formation continue par les conférences et séminaires. Malheureusement,
on constate que la plupart des professeurs ne participent pas à de tels
programmes. Ezenwa (2010) a trouvé que les professeurs ne participent pas à la formation
continue. Ils ne sont même pas formés pour l’emploi du cursus et de l’approche
communicative. Donc, l’enseignement de ces professeurs ne sera pas efficace et
les élèves qu’ils vont produire seront mal formés.
En ce qui concerne le nombre de professeurs,
la plupart du temps, le nombre de professeurs ne suffit pas pour le nombre
d’élèves. Dans plusieurs écoles, on n’étudie pas le français parce qu’il n’y a
pas de professeur pour enseigner la langue. Chaque année, les universités
produisent des professeurs de français mais le gouvernement ne les recrute pas.
Dans cette situation, il sera très difficile de réaliser les objectifs de la
politique du français à l’école.
Très signifiant est le problème de la méthode
d’enseigner le français adopté en classe. Les enseignants enseignent le
français avec des méthodes traditionnelles y compris la méthode
grammaire-traduction et la méthode directe. Même si les méthodes ont quelques
avantages dans l’apprentissage de langue, ce ne sont pas les méthodes efficaces
pour enseigner une langue étrangère comme le français au Nigéria. On observe
que les méthodes traditionnelles ne jouent pas de bons rôles à aider les élèves
à acquérir la compétence de communication, la compréhension orale et écrite et
puis l’expression orale et écrite. Par exemple, la méthode grammaire-traduction
met trop d’accent sur les règles de grammaire et la structure de langue.
En employant les méthodes traditionnelles,
les professeurs n’organisent pas de activités de langues pendant les leçons
Donc, ils ne donnent pas aux élèves d’occasions de pratiquer l’emploi de
langue. Conséquemment, à la fin de leur école secondaire, les élèves ne peuvent
pas s’exprimer en français. Cette situation est malheureuse car elle n’assurera
pas la réalisation des objectifs d’étudier le français à l’école secondaire.
Pour adresser le problème de méthode,
la Federal Ministry of Education (2001) a dessiné et publié un
cursus pour l’enseignement du français aux écoles secondaires du niveau junior
secondary. La politique dit que “the main objective of the syllabus is to
teach the learners to communicate in French language through the systematic use
of the lively Communicative Method” l’objectif principal du programme est «
enseigné aux élèves à communiquer dans la langue française par l’emploi
systématique de la méthode communicative vivante (p. 1). Pourtant, on constate
que malgré les efforts du gouvernement, les professeurs enseignent avec les
méthodes traditionnelles. Ezenwa (2007) a trouvé que les professeurs
n’enseignent pas le français avec la méthode communicative ou encore l’approche
actionnelle recommandée par le gouvernement. Cela veut dire que les objectifs
d’étudier le français à l’école secondaire ne seront pas réalisés. Heureusement,
le gouvernement est insistant dans son effort à adresser le problème de méthode
d’enseignement du français d’où vient la nécessité de modifier le programme
(FME, 2012).
Un autre aspect chez les professeurs de
français qui pose des difficultés c’est le manque d’encouragement qu’ils
doivent recevoir de leur travail. Les professeurs de français font partie de
professeurs qui ne reçoivent pas leur paie comme nécessaire. Généralement au
Nigéria, les professeurs ne sont pas bien payés. Cela les affecte dans leur
travail. Plusieurs fois, la situation les fait avoir une attitude négative à
leur travail. Même l’attitude de leurs élèves ne les encourage pas. Ces
situations posent un problème au succès de la politique du français au Nigéria.
Les Élèves de Français
Les élèves sont très importants en ce qui
concerne l’enseignement et l’apprentissage. Ils sont la raison d’être de
l’éducation, quelque soit le programme. Ce sont les élèves qui doivent acquérir
la connaissance, les compétences, les valeurs et les attitudes de la pédagogie.
Pour l’apprentissage de la langue, ce sont les élèves qui doivent acquérir les
compétences linguistiques pour la communication. Pour la politique de la langue
française au Nigeria, ce sont les élèves qui doivent apprendre le français, une
langue étrangère. Donc, les élèves peuvent être une source de difficulté dans
la pratique de la politique de la langue française.
Les caractéristiques d’élèves qui peuvent
influencer leur apprentissage de langue incluent leur âge, sexe, aptitude,
intérêt, attitude et la connaissance antérieure. Parmi les attributs, l’intérêt
et l’attitude des élèves jouent des rôles très signifiants dans leur
apprentissage de langue, surtout une langue étrangère. L’intérêt est le désir
que les élèves ont pour la langue et leur disposition d’apprendre cette langue,
alors que leur attitude est l’attention qu’ils prêtent à l’apprentissage de la
langue. L’intérêt des élèves est très important pour l’apprentissage du
français au Nigeria parce que la langue ne se parle qu’a l’école, dans la salle
de classe. Udousoro (2005) constate que l’intérêt des élèves à la langue
étrangère les affecte dans leur apprentissage de la langue. Donc, les élèves
doivent être intéressés à la langue française pour pouvoir l’apprendre car
c’est cet intérêt qui leur donne la motivation d’apprendre la langue. C’est au
professeur de susciter et soutenir l’intérêt de ses élèves dans la langue.
L’intérêt sert comme une motivation pour un
apprenant vers l’apprentissage d’une langue étrangère et il est lié à
l’importance qu’il attache à la langue. S’il aperçoit des bénéfices dans
l’étude de la langue, il s’efforce à l’apprendre. Sinon, il développe une
attitude négative à l’étude de la langue. Donc, l’intérêt pour l’apprentissage
du français diffère selon les besoins des élèves. On constate que les élèves à
l’école secondaire subalterne sont intéressés à l’apprentissage du français et
voudrait l’apprendre. Ils savent qu’ils en ont besoin sinon en ce moment, du
moins à l’avenir.
Pour apprendre la langue, les élèves doivent
posséder une attitude positive. C'est-à-dire qu’ils doivent démontrer des
actions positives comme assister et participer activement aux activités de la
classe et faire des devoirs. Ils doivent aussi se fournir de quelques matériels
comme des livres, des cahiers et des papèteries.
L’attitude des étudiants vers l’apprentissage
est liée à l’intérêt. Généralement, il y a deux types de l’attitude :
l’attitude positive et l’attitude négative. Une attitude positive envers
l’apprentissage assure la réussite. Dans le cas des élèves du français au
Nigeria, on constate que leur intérêt ne se montre pas à leur attitude au
français. Par contre, on observe qu’à l’école secondaire, la plupart d’élèves
n’ont pas d’attitude positive. Ils n’achètent pas de livres, ils viennent en
retard aux cours et ils ne font pas leurs devoirs. Utah et Ezeonyim (2017)
constate que la plupart des apprenants du français au Nigéria ont une mauvaise
attitude envers l’étude de la langue. Cette mauvaise attitude reflète dans la
perte de goût de la lecture chez les étudiants, le manque du besoin de lire, et
le comportement nonchalant exhibé par les apprenants du français au Nigéria.
Pour Offorma (2002), les élèves ont des attitudes hostiles au français. Dans
cette situation, ils ne peuvent pas apprendre la langue. Quel dommage !
La Situation Sociolinguistique au Nigéria
Quelques difficultés arrivent à partir de la
situation sociolinguistique ou bien l’environnement linguistique au Nigéria.
L’environnement linguistique fait référence aux langues les plus parlées dans
une communauté et avec laquelle les gens font leurs activités quotidiennes. Au
Nigéria, l’environnement linguistique est complexe. Le pays est multi-lingual,
multi-ethnique et multiculturel.
La fonction primaire de la langue est pour
servir comme instrument de communication dans une communauté. Au Nigéria, il y
a au moins quatre cents cinquante (450) langues indigènes (Jowitt, 1995). Les
langues sont liées aux tribus diverses au Nigéria et sont parlées dans ces
tribus. Aucune de ces langues n’est parlée partout dans le pays, pour servir
comme langue commune. Alors, l’anglais sert comme langue officielle, faisant
une sorte de liaison entre les tribus. Donc, un élève à l’école secondaire étudie
le français, l’anglais et les langues maternelles.
Bien que récemment, le français soit adopté
comme deuxième langue officielle au Nigéria (FRN, 1998 ; 2004), cette situation
n’est pas encore réalisée. Le français n’est parlé que dans la salle de classe
et parmi les étudiants de français à l’université. Chez eux, les élèves parlent
l’anglais et leurs langues maternelles. C’est dans cette situation que se
trouve le problème de la situation sociolinguistique car la langue de
communication dans une communauté linguistique influence l’apprentissage d’une
nouvelle langue. Les éléments de ces langues doivent essayer d’interférer les
uns avec les autres.
Le Manque de Matériels Didactiques
On ne peut pas exagérer l’importance de
l’emploi des matériels didactiques dans l’enseignement de langue. C’est très
important dans l’apprentissage d’une langue étrangère comme le français au
Nigéria. Les matériels instructifs aident le professeur dans son effort de
faire comprendre aux élèves. En fait, on ne peut pas bien enseigner la langue
étrangère sans des matériels didactiques. Elekwa et Eze (2002) affirment que
les matériels didactiques sont les matérials qui sont utilisés pour aider dans
le transfert des informations, des idées, des connaissances d'un enseignant aux
apprenants.
Les matériels pédagogiques incluent les aides
visuelles, les livres, les articles, les matériaux pour le développement de
projet, etc. Ils expliquent que ces supports pédagogiques sont pour le maintien
de l'intérêt de l'apprenant, de focalisation et diriger leur attention vers un
objectif pédagogique avec un but de changer le comportement des apprenants. Ces
matériels didactiques incluent aussi des matériels de technologie d’information
et communication (TIC) y compris la radio, la télévision, le DVD, etc. Ils
servent d’assurer la méthode moderne dans l’enseignement de langue. Balogun
(2007) affirme qu’il existe autant des matériels didactiques qui sont
disponibles pour l’enseignement du français. Ces matérials incluent des livres,
des enregistrements, les objets réels ou authentiques et les objets modifiés,
le tableau, le tableau de feutre et le laboratoire de langue. Il ajoute qu’il y
a aussi, les TIC qui regroupent l’internet, les ordinateurs (portables), les
téléphones portables, les DVD, la télévision, la radio et le magnétophone.
La Federal Ministry of
Education (2012) met l’accent sur les ressources pédagogiques pour
l’enseignement du français à l’école secondaire nigériane. Les ressources
incluent les activités de langues et les matériels pédagogiques. Les matériels
didactiques incluent l’image et posters, la photo, la vidéo, des documents
authentiques, des extraits de journaux et la télévision. D’autres ressources
pour l’enseignement du français incluent la bibliothèque et le laboratoire de
langue. Ces ressources sont très nécessaires pour l’apprentissage du français
car en employant les matériels, les élèves font des actions et communiquent les
uns aux autres. Donc, comme ils pratiquent l’emploi de la langue française, ils
apprennent mieux la langue.
Malgré l’importance de matériels didactiques
pour l’apprentissage du français, on constate que dans la plupart d’écoles, il
y a peu de ou pas de matériels pour l’apprentissage de la langue. La plupart de
temps, les professeurs n’emploient que les livres recommandés par le
gouvernement. La plupart des matériels mentionnés ci-dessus ne se trouvent pas
dans les écoles secondaires. Voilà pourquoi Ughamadu (2006) a recommandé
la provision de matériels didactiques aux écoles nigérianes pour
l’apprentissage du français.
Les Difficultés du Cursus
Quelques difficultés se situent dans le
cursus du français à l’école secondaire. C’est le programme développé pour
mettre en œuvre la politique d’étudier le français à ce niveau d’éducation. Ces
difficultés incluent le problème des exigences du cursus, le nombre de fois
pour étudier le français, le nombre de langues à étudier par les élèves et le
contenu du programme,
Les exigences du curriculum d’étudier le
français à l’école secondaire nigériane sont une source de difficulté pour les
élèves. Selon le programme, les élèves doivent être capables de parler le
français et communiquer en français au bout de leur étude à ce niveau (FME,
2012). Conséquemment, il y a beaucoup de sujets à étudier à ce
niveau. Le programme est si encombre. Donc, les exigeantes aux élèves sont
trop. Donnant les circonstances d’étudier le français, c’est trop difficile de
réaliser un tel objectif. Cette situation est difficile pour les élèves et même
pour les professeurs, la plupart desquels ne parlent guère couramment la langue
qu’ils enseignent.
Aussi, il y a le problème de nombre de fois à
étudier le français. Le programme spécifie que le français doit être enseigné
quatre (4) fois par semaine. Mais, dans les écoles ou le français est enseigné,
on ne l’enseigne que deux (2) fois. Et comment peut-on réaliser l’objectif de
la politique, amener les élèves à s’exprimer couramment en français en
enseignant le français seulement deux (2) fois par semaine ?
Et puis, il ya le problème de nombre de
langues à étudier. Selon la politique, les élèves doivent étudier la langue de
l’environnement immédiat, une autre langue nigériane, l’anglais et le français.
Dans cette situation, il doit y avoir des problèmes pour les élèves. Il y aura
le problème d’interférence et d’autres problèmes. Les éléments linguistiques de
ces quatre langues doivent se poser comme des problèmes d’apprentissage pour
les élèves.
En outre, il y a la difficulté du contenu du
programme surtout en ce qui concerne l’évaluation. Pendant l’examen, les élèves
sont évalués sur la compréhension écrite et l’expression écrite. Ils font un
test de rédaction, de la traduction et des tests aux choix multiples. Mais ils
ne passent pas un test de l’oral, ni la compréhension orale ni l’expression
orale., ainsi dans leur enseignement de la langue, les professeurs ne mettent
aucun accent sur l’oral. Alors que les élèves ne pratiquent pas le français, ils
n’arriveront pas à parler la langue ou à communiquer avec elle.
Les Difficultés Financières
On ne peut pas conclure la discussion sur les
difficultés qui affrontent l’enseignement et apprentissage du français au
Nigéria sans mentionner la difficulté de financement du programme. La
difficulté de financement est une difficulté très bien connue dans le cercle
scolaire car c’est très clair que l’éducation est sous-financée au Nigéria.
Pour mettre en œuvre la politique du français, on a besoin d’argent pour payer
les enseignants, pour la formation continue des enseignants, pour la provision
de l’infrastructure, pour la provision de matériels didactiques et pour la
provision de divers programmes et d’activités à l’école. C’est au gouvernement
de fournir les ressources nécessaires à l’école. Malheureusement, le
gouvernement ne fournit pas les écoles avec les fonds nécessaires. Voilà
pourquoi il n’y a pas assez de professeurs de français et des matériels
pédagogiques aux écoles. Dans cette situation, l’apprentissage du français
n’ira pas bien.
Conclusion
Cette étude a discuté les difficultés de
pratiquer la politique de la langue française au Nigéria qui dirige d’étude du
français à l’école nigériane, surtout au niveau de secondaire. Ces les
difficultés de professeurs, d’élèves, de matériels didactiques, du milieu
sociolinguistique et le problème de financement. Pour surmonter les difficultés
d’étudier le français au Nigéria, on fait les recommandations suivantes :
1. Il faut que les professeurs du français aux écoles
secondaires emploient la méthode communicative pour enseigner le français aux
élèves car la méthode est recommandée par le gouvernement. En outre, la méthode
aidera les élèves à parler le français.
2. Selon la méthode communicative, les
professeurs doivent organiser des activités scolaires telles qu’en y
participant, les élèves pourraient parler la langue française. Ces activités
aideront aussi à soutenir l’intérêt des élèves à la langue.
3. Il faut aux professeurs d’utiliser des
matériels didactiques pour enseigner la langue française. En utilisant ces
matériels, les élèves parleront la langue.
4. Si le gouvernement ou les autorités scolaires
ne fournissent pas des matériels aux écoles, les professeurs doivent faire des
efforts pour improviser les matériels.
5. C’est nécessaire pour les professeurs du
français d’assister aux séminaires et conférences sur l’enseignement du
français surtout sur l’emploi de la méthode communicative. Ces séminaires leur
donneront des occasions d’acquérir beaucoup de connaissance et de compétence
pour bien enseigner le français.
References
Anasiudu, B .N. (2002). Language teaching methods and
their formative impulses. International Journal of Arts and Technology
Education. 2 (1),
11-26.
Cadre
Européen Commun de Référence pour les Langues (2006). Introduction à
l’approche communicative. Paris : Clé-international.
Carasso, G. (2004). Of what
consists the Franco-Nigerian project for French? French Language in
Nigeria, No 1, June.
Elekwa, C. et Eze, K.
(2002) Introduction to educational technology. Owerri: Mega
Publishers.
Ezenwa, P. C. N. (2007).
Teachers’ implementation of the French curriculum in Nigerian secondary
schools. In B. G. Nworgu (Ed.). Optimization of service delivery in the
education sector: Issues and strategies. Nsukka: University Publishers.
Ezenwa, P. C. N. (2010).
Retraining of teachers of French for effective implementation of the UBE
programme. In B. G. Nworgu (ed.) Conference Proceedings of the 24th Congress
of the Nigerian Academy of Education, 181 - 192
Federal Ministry of
Education (2001). National curriculum for junior secondary schools:
French. Abuja: Ministerial Committee on the review of French language
syllabus and curriculum.
Federal Ministry of
Education (2012). Junior secondary education curriculum: French JSS 1-3. Abuja:
Nigerian Educational Research and Development Council (NERDC)
Federal Republic of Nigeria
(1998). National policy on education (3rd ed.).
Lagos: NERDC.
Federal Republic of Nigeria
(2004). National policy on education. (4th ed.)
Abuja: NERDC.
Jowitt, D. (1995).
Nigeria’s national language question: choices and constraints in A. Bamgbose,
A. Banjo and A. Thomas. New Englishes: A West African
perspective. Ibadan: The British Council.
Mkpa, M. A. (2005).
Challenges of implementing the school curriculum in Nigeria. Nigerian
Journal of Curriculum Studies, 12 (1), 9-17
Offorma, G. C. (2002).
Overview of modern foreign language (mfl) methods and techniques. International
Journal of Arts and Technology Education, 2 (1), 217 - 234.
Onyemelukwe, I. (2004). The
French language and literacy creativity in Nigeria (Nigerian Writers in
French). Zaria:
Labelle Educational Publishers
Simire,
A. E. (2004). Le français au Nigéria : une langue de trop ou de plus. CASIL Calabar Studies in Languages. 2 (1), 192 - 205
Udousoro, I. (2005). Oral
fluency in foreign languages: where the odds lie in T. Ajiboye (ed.). Nigeria
and the foreign language question, 177 - 188.
Ughamadu, K. A.
(2006). Curriculum: concept, development and implementation (rev.
ed.). Onitsha:
Lincel Publishers.
Utah
N. D & Ezeonyim K. E. (2017), Pour le développement de l’expressivité orale
à travers
des
activités de communication en classe de français langue étrangère. Journal of University French Teachers’ Association of Nigeria
(RANEUF). No. 15. September. 110-131
The official website of the DEGEL Jounal is https://www.degeljournal.com

0 Comments