Article Citation: Obi, E. E., & Enu, A. A. (2025). L’employabilité et le leadership à travers les littératures africaines postcoloniales : Œuvres de Tunde Fatunde et Unimna Angrey. Al-Takamul International Journal, 1. https://www.al-takamul.com
By
Esther Ebere Obi, PhD
Nasarawa State University, Keffi
Department of French, Faculty of Arts Nasarawa
State, Nigeria
+2348133945797; estherobi71@gmail.com
and
Agbor Agbor Enu
Federal University of Lafia,
Nasarawa State University, Keffi
Department of French, Faculty of Arts Nasarawa
State, Nigeria
+2348061507447; agboragborenu24@gmail.com
Résumé
La littérature demeure un miroir par
laquelle la société se perçoit. L’étude des œuvres littéraires contribue à
l’épanouissement et le développement du monde en général et de la société
africaine en particulier. Cette étude vise à trois objectifs ; le premier
volet est à examiner comment la littérature postcoloniale contribue à
l’employabilité et la production des bons leaders dans la société africaine en
générale et le Nigeria en particulier à travers Calebasse cassé de Tunde
Fatunde et Sursauts d’Unimna Angrey.
Notre deuxième volet vise à identifier les effets positifs aussi bien que
négatifs de la littérature africaine postcoloniale sur l’employabilité et le
leadership en Afrique à travers nos deux textes d’étude ; Calebasse cassé de Tunde Fatunde et Sursauts
d’Unimna Angrey et ensuite, à travers l’étude de la littérature africaine
postcoloniale, notre recherche vise à identifier des soft skills qui peuvent
améliorer l’employabilité et bon leadership, particulièrement au Nigeria. Donc,
de la narrative africaine, la théorie de soft skills serait utilisée pour
aborder ce travail parmi des autres matériaux ou ressources qualitatives.
Mots-clés : leadership, employabilité, post colonialisme, éthiques, narrative africaine.
Introduction :
La littérature peut être
définie comme l’ensemble des œuvres écrites ou orales qui expriment des idées,
des sentiments, des expériences ou des visions du monde à travers un langage
artistique. Elle est une forme de communication humaine, mais surtout, un outil
d’expression sociale, politique et culturelle. Elle comprend divers genres
comme le roman, la poésie, le théâtre, la nouvelle, et même les traditions
orales africaines. En Afrique, la littérature n’est pas simplement un
divertissement : elle est souvent engagée, porteuse de messages profonds, et un
reflet de la réalité.
La littérature africaine
postcoloniale joue un rôle crucial dans la formation de la pensée critique, la
construction de l'identité culturelle et la réinvention des modèles de
développement en Afrique. Au Nigéria, en particulier, cette littérature ne se limite
pas à raconter des histoires ; elle propose une relecture du passé colonial et
une vision nouvelle pour l’avenir. En réhabilitant les valeurs africaines et en
dénonçant les injustices, elle agit à la fois comme un moteur de transformation
sociale, un outil de leadership éclairé, et une source d’opportunités
économiques, notamment dans les industries créatives.
La
littérature : le miroir qui révèle la société africaine après
l'indépendance
Le rôle de la
littérature ne se limite pas à raconter des histoires fictives ; elle reflète
les réalités du temps dans lequel elle est produite. En cela, la littérature
fonctionne comme un miroir : elle montre les vérités sociales, politiques,
économiques et culturelles d’une époque. L’écrivain devient alors un témoin ou
un porte-parole de sa société.
Impacts
positifs de la littérature africaine postcoloniale sur l'employabilité et le
leadership en Afrique en général particulièrement au Nigeria
Remise en question des
modèles de leadership coloniaux : De
nombreux écrivains africains postcoloniaux critiquent les structures de pouvoir
héritées de la colonisation. Par exemple, dans Anthills of the Savannah,
Chinua Achebe (1987) dénonce la corruption, le népotisme et le fossé entre les
dirigeants et les citoyens. Cette critique incite à penser des formes de
gouvernance plus inclusives, transparentes et adaptées aux réalités africaines.
« Les écrivains sont la conscience de leur société » (Achebe, 1987), une
citation emblématique du rôle des auteurs dans la réforme sociopolitique.
Développement
de compétences linguistiques et critiques :
Lire et étudier la
littérature postcoloniale permet de renforcer : les capacités rédactionnelles,
de communication et d’analyse, l'esprit critique, la pensée autonome et la
créativité. Ces compétences sont très recherchées dans : l’enseignement, le
journalisme, la communication, la recherche, et le secteur des ONG.
Création
d’emplois dans les industries culturelles :
La littérature
postcoloniale a inspiré la création de : Maisons d’édition africaines,
festivals littéraires (ex. : Lagos Book & Art Festival), ateliers
d’écriture, bibliothèques communautaires, et initiatives de traduction
littéraire vers les langues africaines et étrangères. Cela favorise
l’employabilité dans les secteurs suivants : Édition, Traduction, Organisation
d’événements culturels, et le Média numérique.
Éveil
à l’engagement citoyen et à l’entrepreneuriat social :
De nombreux textes
postcoloniaux dénoncent l’injustice sociale, les inégalités, la mauvaise
gouvernance et militent pour le progrès. Ils forment des jeunes lecteurs
engagés, souvent motivés à entreprendre pour changer la société. Exemple :
Création d’entreprises culturelles (cinéma, théâtre, podcasts éducatifs) et
engagement dans des projets de développement communautaire ou d’éducation
alternative.
Travail d'équipe et
collaboration : ici, les cellules familiales, les relations et les
conflits montrent que les solutions impliquent souvent plusieurs acteurs :
collaboration des épouses, résolution des conflits impliquant plusieurs
parties. La communauté au sens large (presse, société civile) où l'épouse et le
fils d'un haut fonctionnaire découvrent sa corruption ; il y a conflit et,
finalement, dénonciation publique. Un exemple de personnes riches
s'enrichissant de manière déshonorante se trouve à la page 59 de La
Calebasse Cassée de Tunde Fatunde.
Inspiration
pour les carrières académiques et littéraires :
La littérature
postcoloniale est étudiée dans les universités africaines et mondiales. Elle
alimente la recherche, le débat intellectuel et forme : Des enseignants et
chercheurs en littérature, philosophie, civilisation africaine, des
conférenciers et critiques littéraires, et des traducteurs professionnels et
terminologues.
Éducation
et pensée critique :
Les œuvres
postcoloniales sont largement étudiées dans les universités africaines et
ailleurs. Elles ont nourri une pensée critique chez les jeunes générations, ce
qui est essentiel pour le leadership, l’entrepreneuriat, les sciences sociales,
la diplomatie, et les ONG.
Création
de nouvelles formes de narration (multimédia, numérique) :
Les récits postcoloniaux
ont évolué vers le cinéma, les podcasts, la bande dessinée ou le théâtre
numérique. Cela a généré des opportunités d’emploi dans la production
audiovisuelle, le marketing culturel, les plateformes numériques de contenu
africain.
La
littérature postcoloniale et la formation des bons leaders dans la société
africaine
La littérature
postcoloniale a joué un rôle fondamental dans la formation et la
sensibilisation des leaders africains, principalement de trois façons :
Déconstruction
des récits coloniaux et reconstruction identitaire :
Les écrivains
postcoloniaux ont cherché à déconstruire l'histoire et les images imposées par
le colonisateur. En s'appuyant sur le patrimoine oral, les mythes et la mémoire
collective, ils offrent aux générations suivantes un sentiment de continuité,
d’identité et de dignité. Cette réappropriation du récit africain a permis de
former des leaders conscients de leur histoire et capables de se projeter dans
l’avenir avec fierté et autonomie.
L’engagement
critique face aux dérives du pouvoir :
Dès les indépendances,
la littérature postcoloniale africaine devient une arme pour dénoncer les
fléaux sociaux – corruption, népotisme, violences – et pour satiriser les
élites qui n’ont pas su tenir les promesses d’émancipation. Cet esprit critique
forge chez les lecteurs une capacité d’analyse, un refus de l’aliénation et une
exigence éthique, valeurs essentielles à l’émergence de bons leaders dans la
société.
L’ouverture
à l’universalité et la promotion de valeurs humanistes :
Au cœur des romans et
essais postcoloniaux, on trouve une réflexion profonde sur l’intégration, la
solidarité, la justice sociale, la lutte contre le racisme et l’importance du
vivre-ensemble. Ces textes dépassent le cadre africain pour toucher à l’universel,
incitant les futurs leaders à s’ouvrir au dialogue interculturel et à adopter
une vision inclusive de la société.
Impacts
Concrets :
De nombreux leaders
africains se sont inspirés des œuvres littéraires pour élaborer des idéologies
de libération, d’égalité et de justice (cf. Nkrumah, Cabral, Biko). La
littérature postcoloniale a préparé intellectuellement et psychologiquement les
mouvements d’indépendance et continue d’alimenter la pensée critique,
indispensable à la gouvernance responsable et à l’innovation sociale.
Influence
générale de la littérature africaine sur le leadership
La littérature
africaine, surtout la postcoloniale, exerce une forte influence sur le
leadership en plusieurs aspects clés : tout d’abord, Engagement militant et critique : Les écrivains dénoncent
le colonialisme, la corruption, les inégalités et les dérives politiques,
forgeant ainsi une conscience critique nécessaire aux futurs leaders. Les
romans postcoloniaux éclairent injustices passées et présentes, incitant à une
prise de position éthique et sociale.
Revalorisation
de l’identité culturelle:
En reconstruisant les
récits depuis une perspective africaine, la littérature aide à restaurer la
dignité et promeut des valeurs humanistes (solidarité, justice sociale,
vivre-ensemble), nourrissant l’inspiration et la vision des leaders.
Modèles
incarnés:
Certains auteurs comme
Léopold Sédar Senghor ou Mariama Bâ illustrent par leur parcours le lien entre
littérature et leadership, montrant l’impact concret des idées littéraires sur
les actions politiques et sociales. La littérature africaine moderne fonctionne
ainsi comme un vecteur de formation intellectuelle, morale et politique,
préparant des leaders dotés d’un esprit critique, d’une conscience identitaire
affirmée et d’un engagement social profond, capables de repenser et transformer
la société.
Quelles sont les soft skills qui
peuvent améliorer le bon leadership à travers l’étude de textes littéraires
postcoloniaux ?
Dans un monde de plus en
plus complexe et multiculturel, il ne suffit pas d’avoir des connaissances ou
de l’autorité pour être un bon leader. Un vrai leader doit savoir écouter,
comprendre les autres, faire preuve de respect et guider avec intelligence émotionnelle.
Ces qualités humaines, appelées soft skills, sont indispensables dans toutes
les formes de leadership. Une manière originale et enrichissante de les
développer est la lecture de la littérature postcoloniale. Ces textes, écrits
après la période coloniale par des auteurs souvent issus des anciennes
colonies, abordent des thèmes comme l’identité, la souffrance, la résistance et
la reconstruction. À travers ces récits, on apprend à devenir un être humain
plus ouvert, plus juste, et donc un meilleur leader. Dans ce devoir, nous
allons montrer comment certaines soft skills importantes pour le leadership,
comme l’empathie, la communication interculturelle, l’esprit critique, la
résilience et l’humilité peuvent être développées grâce à l’étude de ces textes
littéraires.
L’empathie
:
L’empathie est la
capacité à ressentir ce que vivent les autres, et se connecter aux émotions des autres pour mieux les guider même si
on n’est pas directement concerné. C’est une qualité essentielle pour tout
leader, car elle permet de comprendre les besoins, les douleurs ou les espoirs
des personnes qu’on dirige. Un leader empathique n’ignore pas les problèmes, il
les reconnaît et essaie d’y répondre humainement.
La littérature
postcoloniale est remplie de récits poignants qui éveillent cette capacité.
Dans Une si longue lettre de Mariama Bâ, le personnage principal,
Ramatoulaye, partage dans une lettre intime sa tristesse, sa solitude et son
combat en tant que femme dans une société patriarcale après la mort de son
mari. En lisant cette œuvre, le lecteur entre dans sa vie, comprend ses
émotions profondes et apprend à voir les injustices qu’elle subit. Cela
développe naturellement l’empathie. Un bon leader, en entreprise, en politique
ou ailleurs, doit savoir comprendre les gens qui vivent des situations
difficiles, même s’il n’a jamais vécu la même chose. L’étude de ce genre de
texte rend plus sensible et donc plus capable d’avoir un leadership juste et
humain.
La
communication interculturelle : dialoguer avec des personnes d’origines
différentes
Dans un monde globalisé,
un bon leader doit savoir communiquer avec des personnes venant de différentes
cultures, avec des traditions, des langues ou des croyances variées. Cette
capacité s’appelle la communication interculturelle, et elle repose sur le respect,
la tolérance, et l’adaptation. Les textes postcoloniaux montrent justement des
rencontres (et parfois des conflits) entre cultures différentes. Par exemple,
dans Sursauts, le poème principal, un poème d’une seule strophe et le
deuxième dans le recueil intitulé Sursauts d’Unimna Angrey, composé de
douze vers. Les vers sont libres comme-ci-dessous ;
« Réveil en sursaut
Sursaut d’énergie
Pour tuer cette indépendance
Au gout amer de tant de larmes
Au nom de nos héros versés
Indépendance sur le plateau d’or
Acquise au nom de l’élite véreuse
Qui aux populations le dos tourne
Sursaut vers les greniers pleins
Pour faire ripaille pour toujours
Heures de joie des dirigeants armés
Qui ne pense guère à demain. » (p.6-8)
Ce poème permet de mieux
comprendre ce que vivent beaucoup de fierté, issus de l’ignorance, les
malentendus culturels, les tensions identitaires. Lire ce type de texte aide à
mieux comprendre les différences culturelles et à éviter les jugements rapides.
Cela forme un leader capable de dialoguer avec des personnes de tous horizons,
sans préjugés, et de créer une équipe soudée malgré les différences.
L’esprit
critique :
L’esprit critique est
une qualité indispensable pour le leadership. Cela signifie ne pas croire tout
ce qu’on entend, analyser les situations, poser des questions, remettre en question les idées reçues pour
mieux décider et réfléchir de manière indépendante. Un bon leader ne
suit pas les autres aveuglément : il évalue les faits et prend ses propres
décisions.
La littérature
postcoloniale pousse souvent le lecteur à réfléchir sur l’histoire, sur
l’identité et sur les injustices du passé. Par exemple, Calebasse cassé de Tunde Fatunde et Sursauts
d’Unimna Angrey sont non seulement des textes littéraires, mais des
exposés très puissants qui critiquent les effets de la colonisation sur
l’esprit des colonisés. Fatunde explique comment certaines personnes ont été
amenées à rejeter leur propre culture pour imiter les colonisateurs. Ce genre
de texte oblige à remettre en question ce qu’on pense être “normal” ou
“supérieur”. Grâce à ces œuvres, on développe un esprit plus critique, on
comprend mieux les rapports de pouvoir et les manipulations historiques. Cela
permet à un futur leader de ne pas se contenter de la version officielle, mais
de chercher la vérité avant d’agir.
La
résilience:
La résilience, c’est la
capacité à continuer, même après avoir vécu des situations très difficiles.
C’est aussi une qualité précieuse chez un leader, apprendre à se relever malgré les épreuves car la vie n’est jamais
simple, et il faut souvent faire face à des échecs ou à des obstacles.
Dans la littérature
postcoloniale, les personnages sont souvent confrontés à la guerre, à la
pauvreté, à la colonisation ou à l’exil. Par exemple, dans Rue Cases-Nègres de
Joseph Zobel, on découvre le parcours d’un jeune garçon noir, José, qui grandit
dans la Martinique coloniale. Malgré la pauvreté, les injustices sociales, et
les obstacles, il continue à se battre pour réussir à l’école et offrir une
meilleure vie à sa grand-mère. Ces récits montrent que, même dans les pires
situations, il est possible de se reconstruire, de résister, et de garder
espoir. En les lisant, on apprend que les épreuves ne sont pas des fins, mais
des étapes. Un bon leader a besoin de cette force intérieure pour continuer à
guider, même dans la tempête.
L’humilité :
L’humilité est peut-être
l’une des qualités les plus rares chez les leaders, c’est l’art de savoir
qu’on ne sait pas tout mais elle est essentielle. Être humble, c’est
reconnaître qu’on peut se tromper, qu’on ne sait pas tout, et qu’on peut
apprendre des autres. La
littérature postcoloniale invite souvent à cette humilité, car elle donne la
parole à des personnes qu’on n’entend pas assez : les colonisés, les femmes
oubliées, les exilés, les peuples opprimés. Elle nous montre que la vérité
n’appartient pas à un seul groupe, mais qu’elle est faite de plusieurs voix. Par exemple, dans les œuvres de
Chimamanda Ngozi Adichie, comme Americanah, l’auteure nigériane montre comment
les Africains et les Afro-Américains vivent des réalités différentes, avec des
malentendus même entre eux. Ces récits rappellent au lecteur que chaque
personne a une histoire différente, et qu’il faut toujours écouter avant de
juger.
Un bon leader doit
savoir rester modeste, ne pas écraser les autres avec son pouvoir, et rester
curieux d’apprendre. La littérature postcoloniale apprend cette qualité
précieuse.
Conclusion
La littérature
postcoloniale n’est pas seulement un outil de dénonciation des séquelles du
colonialisme, mais elle est un véritable levier d'employabilité, en stimulant
l’éducation, la création culturelle, l’entrepreneuriat, l’engagement citoyen et
les carrières intellectuelles et aussi littérature postcoloniale, en
déconstruisant les héritages coloniaux et en valorisant les voix africaines, a
ouvert des espaces nouveaux de réflexion, d’expression et d’activité
économique.
En conclusion, l’étude des textes littéraires postcoloniaux permet bien plus que la compréhension d’un contexte historique. Elle développe des soft skills essentielles au bon leadership : l’empathie pour mieux comprendre les autres, la communication interculturelle pour mieux vivre ensemble, l’esprit critique pour prendre de bonnes décisions, la résilience pour ne pas abandonner, et l’humilité pour ne pas dominer. Ces qualités humaines, qu’on découvre à travers les récits d’auteurs postcoloniaux, forment les bases d’un leadership juste, ouvert et humain. C’est pourquoi il est important de lire ces œuvres : elles préparent à devenir non seulement de bons lecteurs, mais aussi de futurs leaders conscients et responsables.
Œuvres citées
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Achebe, Chinua. Anthills of the Savannah.
Heinemann, 1987.
Adichie, Chimamanda Ngozi. The Thing
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Ashcroft, B., Griffiths, G., & Tiffin, H.
Post-Colonial Studies: The Key Concepts (2e éd.). Routledge, 2007.
Asika, Emmanuel
Ikechukwu. Military Dictatorship in
Nigerian Novels: A Study of Helon Habila’s Waiting
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Achebe’s Anthills in the Savannah. www.Afrrevjo.net.
Ba, Mariama. Une si
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Bamikunle, A. African Literature and the
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Chuma-Udeh, Ngozi. “Literature and Post-colonial Disillusionment” Trends and issues in
Nigeria Literature, Nigeria: Malchjay Limited, 2011.
---. “Literature
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Tunde, Fatunde. La Calebasse Cassée. Ibadan, Bookcraft Ltd., 2002.
Gikandi, S. Encyclopedia of African Literature, Routledge, 2003.
Ngugi wa Thiong’o. Décoloniser
l’esprit : La politique de la langue
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Currey, 1986.
Okri, Ben. The Famished Road. Jonathan
Cape, 1991.
Orwell, George. Animal Farm. William
Collins, 2021.
Soyinka, Wole. The Burden of Memory, the Muse of Forgiveness, Oxford University
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Umezurike, U. <<Cultural Production and
Nigerian Youth>>: Nollywood, Literature and New Media, Journal of African Cultural Studies,
32(2), 145–160, 2020.
Fanon, Frantz. The Wretched of Earth, Constance Farrington, London: Penguin Books,
1967.
George, Orwell, Animal Farm, London:
Collins Classics, 2021.
Habila, Helon. Waiting
for an angel. Abuja:
Cassava Republic, 2007.
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